Société des Compagnons Selliers, Tapissiers, Maroquiniers Cordonniers – Bottiers du Devoir du Tour de France

L'histoire du cordonnier


De part son nom, nous pouvons déjà situer l’éthymologie de cordonnier à la ville de Cordoue en Espagne. C’est dans cette ville que l’on procède au tannage amené en Espagne par les arabes. Dès Charlemagne la ville de Cordoue fournissait, en Europe occidentale le cuir utilisé pour la fabrication de la chaussure.

Plusieurs métiers de la chaussure appartiennent à la branche du cordonnier : le cordonnier-bottier, le bottier, le podo-orthésiste


1808-2008


Bicentenaire de la renaissance des C.C-B.D.D


1808 – 2008 deux cents ans se sont écoulés depuis la renaissance des C.C-B.D.D, mais qui dit renaissance dit naissance, je vous propose donc, avant d’évoquer cette fameuse année, un petit voyage dans le temps sur les traces de nos anciens.


L’un des premiers écrits relatant le compagnonnage est une ordonnance de Charles VI de 1420 concernant les Cordonniers de Troyes sur leur déplacement ; qui dit déplacement dit T.D.F


Puis vint la fameuse Sentence de la Sorbonne de 1655 qui prend son origine en 1639, sur une dénonciation de la confrérie du saint sacrement, par l’intermédiaire d’Henri BUCH ayant connaissance des rituels pratiqués par les Cordonniers, il les soumet à la Sorbonne en 1640 l’official condamne ces pratiques en 1640 et 1641. De nouveaux mémoires parviennent à la confrérie du saint sacrement relatant les pratiques impies, sacrilèges et superstitieuses des Compagnons Selliers, Cordonniers, Couteliers et Chapeliers aboutissant le 14 mars 1655, par les Docteurs en faculté de théologie de Paris, à la condamnation dite Sentence de la Sorbonne de 1655, jetant les C.C-B.D.D dans la clandestinité jusqu’en 1808.


Vers la fin de 1807 mourut à Angoulême, un vieux garçon nommé Langevin et surnommé le vieux loup cordonnier de son état, laissant à sa patronne quelques livres et un vieux manuscrit.


Feuillet, dit Metzin vint travailler chez cette dame qui lui montra le manuscrit, il lui sembla que cet écrit traitait du Compagnonnage. Il décida donc de le communiquer à un de ses amis un compagnon Tanneur d’Angoulême, Martyré Poitevin l’exterminateur des margageats.


Ce dernier se rend compte qu’il s’agit du rite de l’ancien devoir des C.C-B. et décide de recevoir trois ouvriers Cordonnier-Bottier sous les noms de :

Mais il faudra attendre 39 ans, après bien des batailles et des transactions, pour être enfin reconnu par les Compagnons tondeur de draps et tisseur ferrandinier des Cayenne de Lyon et de Vienne le 20 juin 1847.


Source bibliographique :

Pays Dumoulin Christian
Beaujolais va de bon cœur
C.C-B.D.D.